Découvrez l’interview de Cynthia Formosa, directrice du département de podologie de l’université de Malte

Découvrez l’interview de Cynthia Formosa, directrice du département de podologie de l’université de Malte.

L’école Rockefeller a accueilli récemment des podologues maltais, dont Cynthia Formosa (Département de podologie Université de Malte) qui nous en dit plus sur sa venue et sa profession :
[temps de lecture : 5 minutes]

Ecole Rockefeller : Bonjour, pouvez- vous vous présenter ? 

Cynthia Formosa : Oui bien sûr. Je suis le professeur FORMOSA, je viens de l’université de Malte et je suis la directrice de l’école de podologie. 

ER : La recherche en podologie est un secteur qui prend de l’importance dans votre pays ?

CF : Oui effectivement, nous recherchons des élèves avec un profil de chercheur sur tous les aspects de la podologie. Nous les encourageons à publier leur travail pour que la recherche avance et que le public scientifique soit instruit sur ces avancées. Notamment sur le pied diabétique qui est une grande problématique de Malte.

ER : Quel est l’objet de votre venue dans notre école aujourd’hui ? 

CF : Nous avons été gentiment invité aujourd’hui, notamment pour parler de nos spécialités qui ne sont pas aujourd’hui des pratiques existantes en France. Comme par exemple l’utilisation du Doppler, de l’anesthésie locale pour les chirurgies de l’ongle et du pied diabétique. Nous avons aussi donné une conférence sur la thermographie qui est une des dernières technologies permettant d’identifier les différences de température sur un corps. 
C’est une collaboration enrichissante entre podologues, nous pouvons nous rencontrer, échanger et partager nos connaissances.

ER : Et nous apprécions vraiment que vous soyez là aujourd’hui !
Quel est pour vous l’intérêt de rencontrer des futurs professionnels ? 

CF : C’est toujours un plaisir de rencontrer des étudiants podologues. Je pense qu’il est important de mettre en valeur notre rôle. Cela me permet aussi de voir les différences entre la France et Malte. Je fais partie de la Commission Européenne de podologie et j’aimerai harmoniser les pratiques au sein de l’Union européenne. Ma principale ambition en venant ici est de motiver les étudiants à continuer leurs études et j’espère aussi que les écoles vont se rassembler pour travailler ensemble sur des sujets de recherches, et obtenir des financements plus facilement.
Il est important d’améliorer nos connaissances sur notre métier, parmi les étudiants mais également pour le reste de la population.


ER : Quelles sont les principales différences entre  le métier de pédicure-podologue en France et à Malte ?

CF : Malheureusement il y a beaucoup de différences. À Malte, nous pouvons réaliser des anesthésies locales, des petites chirurgies sur le pied mais aussi utiliser le Doppler pour les pieds diabétiques. En France, le problème ne vient pas de l’école mais de l’aspect légal qui ne permet pas à certains professionnels de réaliser certains actes. Mon rôle et mon objectif en tant que membre de la Commission Européenne de podologie est d’essayer de supprimer ce que je considère comme une injustice entre les pédicures podologues mais également envers les patients. Je considère qu’on leur retire leur droit d’être correctement soignés. Quand j’irai à la Commission, j’espère pouvoir porter la voix de la France, et pour d’autres pays, pour expliquer qu’ils aimeraient avancer et obtenir plus de droits professionnels.

 

ER : Pour les professionnels français, quand nous sommes face à des patients diabétiques, nous perdons du temps car ils doivent aller voir plusieurs spécialistes… 

CF : Exactement, c’est un de mes arguments pour la Commission. Vous perdez du temps et le temps c’est des tissus. Nous devons vraiment agir vite pour sauver des membres et des vies. Je considère aussi qu’en tant que citoyen européen, nous avons le droit d’exercer la profession de la même façon dans l’ensemble des pays membres. Et ce n’est pas parce que les écoles sont incompétentes, pas du tout. Je pense que votre institut de formation est une très bonne école et les membres de la direction sont très investis et motivés, et veulent vraiment faire avancer les choses. C’est donc notre rôle, et à ceux siégeant à la Commission européenne d’être leur voix pour essayer de faire bouger les choses d’un point de vue législatif.

ER : Une dernière question, pouvez-vous nous donner juste un conseil pour nos futurs diplômés ? 

CF : Comme j’ai dit, mon conseil serait d’aller dehors, d’exprimer vos opinions, d’exprimer votre rôle, parler au public, leur montrer ce que la podologie peut faire et à quel point nous sommes importants pour la société. Nous avons tous besoin d’utiliser nos pieds pour marcher, qu’importe l’âge. Si nos pieds nous font mal, nous ne pouvons pas travailler correctement. Cela montre l’importance de notre profession, nous permettons aux gens de continuer à avancer. Nous sommes les professionnels qui permettent cela. Soyez très fiers de votre profession. 

ER : Merci beaucoup !

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